L’aikido

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L’aïkido (合気道, aikidō?) est un art martial japonais (budo), fondé par Morihei Ueshiba (O’sensei) entre 1925 et 1960. L’aïkido a été officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’aikibudō1. Il a été créé à partir de l’expérience que son fondateur avait de l’enseignement des koryu (écoles d’arts martiaux anciennes), essentiellement le ju-jitsu de l’école daitō ryū, le kenjutsu2 (art du sabre japonais) et l’aikijutsu. L’aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba (O’sensei) sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne.

L’aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à réduire sa tentative d’agression à néant3. L’aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l’esprit de l’aïkido, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n’existe pas de compétition d’aïkido excepté dans le style Shodokan fondé par Kenji Tomiki (et de ce fait appelé aussi Tomiki ryu, École Tomiki)

Source : WIKIPEDIA

Morihei Ueshiba(O’ Sensei)

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Nobuyoshi Tamura sensei(FFAB)

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Né le 2 mars 1933 à Osaka
Il débute la pratique du Judo et surtout du Kendo au collège, sous la direction d’un ami de son père, lui même enseignant de cet art.
Particulièrement attiré par le Zen durant sa jeunesse, il devient adepte de la macrobiotique fondé par Georges OHSAWA.

Après le décès de son père, Nobuyoshi souhaite devenir totalement indépendant. Il découvre l’aïkido en 1952 et reçoit l’aide de nombreuses personnes, parmi lesquelles Seigo YAMAGUCHI. Ce dernier doit retourner dans sa ville natale pour se marier et lui propose d’habiter sa maison jusqu’à son retour, prévu un mois plus tard. De retour avec son épouse, Maître YAMAGUCHI lui suggère de devenir uchi-deshi afin d’avoir un toit et le couvert.
Le jeune TAMURA écoute son conseil et intègre l’aikikaï Hombu Dojo, le 5 août 1952 en tant qu’élève interne. Il suit principalement l’enseignement de Kisaburo OSAWA et du Doshu Kisshomaru UESHIBA. Il devient rapidement l’un des disciples les plus proches du fondateur Morihei UESHIBA. Durant plusieurs années, il accompagne O Sensei dans la majorité de ses déplacements devenant son partenaire privilégié pour les démonstrations publiques.

Il est nommé shodan le 13 mars 1955. Devenu instructeur au Hombu Dojo, il enseigne également au US Navy Special Service Center de Yokohama ainsi que dans d’autres dojos de Tokyo.

Le 25 octobre 1959 il est promu 5ème dan.

En 1961, il partage avec Koichi TOHEI, l’honneur d’accompagner le fondateur à Hawaï lors de son premier voyage hors du Japon.

En 1964, Nobuyoshi TAMURA fait AU HOMBU DOHO la rencontre d’une nouvelle pratiquante, Rumiko et l’épouse peu de temps après. Ayant prévu de découvrir l’Europe durant son voyage de noces, il est missionné par l’Aikikai pour étudier le fonctionnement de l’Aïkido en France au travers des structures associatives.
A son arrivée à Marseille, il est accueilli par Maître NORO et Maître NAKAZONO. Ce dernier l’invite à Paris et le laisse enseigner dans son dojo. Après onze années passées à l’aikikai de Tokyo, Maître TAMURA décide de s’installer définitivement en France. Il adhère à l’ACFA créée par NORO, puis rejoint les groupes adhérents à la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA) en 1971.
Par l’intermédiaire de NAKAZONO Senseï et du cercle de macrobiotique, TAMURA Senseï fait la connaissance du Maître Zen Taisen DESHIMARU et devient son ami.

Shihan 7ème dan et délégué officiel de l’Aïkikaï So Hombu, Maître TAMURA développe un style de plus en plus représentatif. Il participe à la fondation de l’Union Nationale d’Aïkido (UNA) et établit en 1973 le programme des épreuves techniques et pédagogiques pour l’obtention du Brevet d’Etat de professeur d’Aïkido. Collaborant avec Hiroo MOCHIZUKI et André NOCQUET, il crée en 1975, une “Méthode Nationale d’Aïkido” adaptée aux attitudes et à la mentalité française.

En 1982, Maître TAMURA se prononce pour la séparation de la F.F.J.D.A. et la création de Fédération Française Libre d’Aïkido (F.F.L.A.). En 1985, celle-ci devient la Fédération Française d’Aïkido et de Budo (F.F.A.B.). Il est alors nommé Directeur Technique National. En 1989, il reçoit la visite du Doshu Kisshomaru UESHIBA venu le féliciter à l’occasion du 25ème anniversaire de son arrivée en Europe.

En septembre 1995, TAMURA Shihan inaugure son dojo personnel à Bras, dans le Var. L’inauguration officielle du « Shumeikan dojo » est faite dans la tradition shinto, grâce à la présence de son ami Masando SASAKI, prêtre Yamagake San’in Shinto et Shihan 8ème Dan de l’aikikai de Tokyo.

En 1999, il reçoit la médaille de chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Pendant près de trente ans, TAMURA Shihan a dirigé régulièrement en France de nombreux stages fédéraux dans les LIGUES formant plusieurs générations d’enseignants et de techniciens de Haut Niveau, tout en s’attachant à rester proche des pratiquants de base.

Maître de renommée mondiale particulièrement apprécié, il a animé des stages aux quatre coins du monde , tout particulièrement en tant que délégué del’Aïkikaï de Tokyo pour l’Europe, dans de nombreux pays européens : en Allemagne, en Italie, au Portugal, au Royaume Uni, en Belgique, en Suisse, en Suède, en Russie, … .

Chaque été, TAMURA Shihan a dirigé en France, trois stages internationaux d’une semaine qui réunissaient parfois plus de 500 de pratiquants – Le stage de Lesneven (en juillet), le stage de Saint Mandrier (fin juillet-début août) et celui de la Colle sur Loup (en août).

En mars 2010, il a animé son dernier stage national à Dijon. Trois semaines plus tôt il dirigeait à Lyon un stage qui réunissait une dernière fois autour de lui les techniciens nationaux et régionaux, les Présidents de ligue et les plus hautes instances de la FFAB

Maître TAMURA est décédé à Saint Maximin-la Ste-Baume le 9 juillet 2010. Il avait 77 ans.

Source: FFAB